jeudi 3 août 2006
Orthographe
Vous aurez remarqué mon orthographe déplorable. Il est
sûrement difficile de croire que j'ai pu obtenir un doctorat en traînant
derrière moi des fautes aussi grosses. Pour mon dernier message, j'ai laissé
pendant près d'une journée ce segment de phrase :"sa picole, sa rigole, sa..." Les lecteurs qui ont lu ce message ont
dû être horrifiés : "ne comprend-il pas ce qu'il écrit ?
"
J'aimerais pouvoir assumer l'énormité de ces fautes. Soit par le mensonge, arguer qu'il s'agit là d'une
stratégie pour propulser hors du texte le lecteur et lui poser des questions
sur son propre parcours d'écriture (des auto dictés aux premières rédactions),
l’interroger sur ce qu’il attend d’un universitaire (même quelconque) et sur le rapport à la connaissance contenue dans son attention aux fautes. Un universitaire ne devrait-il pas être capable de maîtriser cette orthographe qui fait
souffrir les petites classes ? Ne devrait-il pas avoir profiter de ses études pour s’élever de cette condition
assez basse qui est celle des faiseurs de fautes.
Je me souviens
de la transcription d'un témoignage dans La misère du monde d’un ouvrier
syndicalisé qui disait qu’ils confiaient toujours à la même personne l’écriture
des tracts parce que cette dernière était à l’aise avec la langue et ne
faisait pas de fautes d’orthographe,
jusqu’à ce qu’ils en aient marre qu'elle cherche à arrondir les angles avec la direction (je fantasme peut-être cet exemple). L’orthographe organise un
ordre du discours : d’abord écrit bien après exprime-toi. Qu'en est-il de ceux qui s'expriment avec des fautes.
L’écriture sur Internet, qu’il s’agisse des blogs, des
mails, des forums, du chat, des sites, etc. a bouleversé la donne. Les écritures spontanées ont fleuri
avec leur lot de particularisme et leur cortège de fautes énormes. Est-ce qu'un nouvel ordre du discours est né ? "Ecrit d'abord, et si tu as le temps de te relire, corrige-toi (quand même)!"
mardi 20 juin 2006
"c'est mon choix" : pourquoi comment ce sujet de thèse ?
Je n'ai pas encore fini de répondre à la question, "qu'est-ce qu'on peut faire avec un doctorat d'anthropologie ?" Les réponses apportées sont pour le moment théoriques. Il est bien entendu possible d'y répondre de façon plus ethnographique, qu'est-ce que je fais ou vous faites en ce moment...
Pour révéler la diversité de nos situations, j'aimerais ouvrir une autre question sur le choix de nos sujets de thèse. Deux questions pour le prix d'une :
Un appel au témoignage : comment et pourquoi avez vous choisi tel sujet de thèse plutôt qu'un autre ?
Un appel à contribution : comment choisir son sujet de thèse ? (mode d'emploi à l'usage des générations futurs)
Note pour mes lecteurs :
Il se peut que vous n'arriviez pas à laisser un commentaire (il faut remplir deux champs, pseudo et e-mail), mais insistez !! Battez-vous contre la machine !!

